Manque d’arts
J’aimerai avoir une âme d’artiste. J’en rêve même. Dessin. Peinture. Musique. Photo. Cinéma. Une petite préférence pour l’écriture quand même.
Certainement le fantasme de laisser une trace. D’être admirée également.
J’ai dessiné quelques années quand j’étais adolescente. Mais j’étais très loin de produire des œuvres d’art.
Il faut que je m’y fasse. Je ne suis pas une artiste. Je n’ai pas d’œil. Pas d’oreille. Pas de voix. Pas de main. Pas de plume. Pas de talent génial. C’est ainsi.
Blue
Depuis que je suis toute gamine, j’ai une tite particularité. J’ai tout le temps des bleus partout. Non je n’ai jamais été battue. Je suis simplement un peu fragile et surtout marquant très vite. Souvent sans que je sache vraiment d’où ils viennent.
Sur les hanches, grâce aux coins de bureaux.
Sur les bras, grâce aux montants de portes.
Sur les jambes, grâce à tout et rien.
Sur les seins, grâce à mes amants…
[Et ces deux dernières semaines, un bien impressionnant sur le bras causé par un coin d’étagère qui m’a sauté dessus, à cause d’une flaque d’eau, dans une allée de supermarché]
Néologismes
J’adoOoOoOoOre inventer de nouveaux mots. Des expressions. Des privates. Des compréhensibles. Des débiles.
Cuisine masculine
J’ai souvent eu plusieurs casseroles sur le feu. Plusieurs possibles. Plusieurs potentiels. Plusieurs à plaire un peu. Aucun qui fait réellement craquer.
Car quand on craque, on ne s’occupe plus que d’un seul, oubliant toutes les autres casseroles.
N’empêche que quand on a choisi son plat, il est parfois difficile de regarder le menu. En se demandant si on a fait le bon choix.
Ces filles là
Certaines filles attirent naturellement tous les regards. Toutes les attentions masculines. Toute l’admiration féminine aussi.
Elles ne sont pas forcément les plus époustouflantes. Mais extrêmement jolies, bien faites, bien apprêtées. Et surtout dégageant quelque chose, un côté si adorable et naturel.
Elles pourraient avoir tous les mecs qu’elles souhaitent. Et ne veulent que celui qui ne veut pas d’Elles. Ou celui qui leur fera du mal.
Elles ne sont pas détestables. Rien à voir avec ces superficielles se prenant pour des reines. J’ai seulement une petite pointe d’envie pour leur facilité.
Ma meilleure amie en fait partie. Ca m’amuse d’observer les comportements masculins en sa présence. Elle qui manque toujours un peu de confiance en elle. Et elle est la gentillesse personnifiée. Qu’un homme ait le béguin pour elle et que ça ne soit pas partagé, la gêne bien plus que ça lui fait monter son ego en flèche.
Une collègue est aussi une de ces filles. Elle attire tous les regards et bien plus. Mais d’un autre côté c’est vraiment une crème. Du genre à glisser des "bisous" à la fin de chaque conversation téléphonique.
J’aime ces filles qui pourraient se la péter et n’en font rien. D’ailleurs, j’en ai eu souvent comme amies. A toutes les périodes de ma vie.
Inchangée
A l’adolescence, je trouvais les gens de la vingtaine déjà un peu vieux. Grands.
A 18 ans, je pensais qu’à 25 ans, je serai très différente.
A 27 ans, je suis finalement la même qu’à 18 ans.
Un peu plus mûre certainement. Un poil plus expérimentée sans aucun doute. Moins idéaliste. Plus complexe. Moins d’illusions. Plus réaliste.
Pas très différente par rapport à la Tite Brunette de 18 ans.
Et cela n’est pas fini. Un jour, j’ai demandé à ma maman. Elle m’a répondu : mais à 50 ans passées, je ne me sens pas bien différente de celle que j’étais à 18 ans. Je me demande juste où sont passées ces années…
mardi 7 avril 2009
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