3 mois. Sans avoir envie d’écrire.
Ou plutôt sans envie d’écrire ici. Parce que j’ai écrit énormément ailleurs.
J’ai travaillé (oui au boulot, je passe la journée à écrire des machins et des trucs). J’ai écrit des pensées et sentiments. J’ai écrit qui j’étais. J’écris pour apprendre à connaître d’autres.
3 mois sans écrire ici. 3 mois. Des changements. Des hauts. Des bas. Des questions. Quelques réponses.
L’envie maintenant d’écrire pour me relire dans quelques temps. Peut-être quand je serai une autre. Peut-être quand je serai vieille. Peut-être que j’aurai envie de me rappeler les anciens chapitres. Me souvenir des épisodes de ma vie.
Août
Mon dernier message parlait de mes doutes dans mon histoire avec le Crapal. Doutes qui n’ont fait que se confirmer début août. Mon instinct ne m’avait pas trompée. Mon entêtement m’y a menée.
Au début de ce mois, j’ai eu quelques jours de vacances. Congés ayant eu pour préambule un Crapal me balançant ses doutes à la tête. Le coup a été dur à encaisser, dans la forme plus que le fond.
Mon séjour à Londres n’a, pour autant pas été gâché. Et je suis vraiment tombée sous le charme de cette ville. J’ai simplement passé des bouts de journées à réfléchir. A écrire beaucoup. A lui écrire. Les vérités de ma tête et mon cœur.
Au retour, la rupture avec le Crapal était inévitable. Sauf qu’il a refusé la communication. Je n’ai eu droit à aucune réponse à tous mes mots. A cause de ces silences, la situation a traîné en longueur. Tout est devenu pourri. Notamment en moi. J’ai passé quelques semaines fermée, enfermée, renfermée.
Une, deux, trois semaines, sont passées à la vitesse de l’éclair. Noyée dans One Piece. Saoule de ce manga pour ne voir personne d’autre.
Mes petits malheurs ne sont que ça. De petits malheurs. Des malheurs après lesquels j’ai couru en sortant avec un homme en couple. Des malheurs que je savais inéluctables. N’empêche que quand je me suis retrouvée face à eux, j’ai été submergée par la vague. Les petits malheurs semblent toujours grands quand ce sont les nôtres.
Puis j’ai refait surface.
Septembre
Qui dit septembre dit rentrée. Qui dit rentrée dit renouveau. Pour les écoliers comme les TiteBrunettes.
Je me suis remise en selle. J’ai recommencé à sortir et sociabiliser.
Avec ces amis mis de côté pendant l’été. Avant et pendant la rupture. Toute à mes soucis avec le Crapal.
Ces amis qui ne se sont pas non plus beaucoup inquiétés de mon silence. Certains en profitant pour boxer cette relation déjà morte.
Avec le Loup jamais bien loin auparavant. Ca fait du bien de retrouver une personne à laquelle on tient. Un pilier sur lequel s’appuyer pour reprendre son souffle.
Un Loup égaré dans une histoire compliquée avec une fille pas simple. Mais un Loup toujours aussi bon.
Avec de nouvelles personnes. J’avais envie de rencontres, de discussions, de découvertes. Une boulimie de nouveautés.
Envie de nouvelles relations. Et surtout pas d’une relation unique. Besoin de ma liberté.
Alors je me suis inscrite sur le premier site de rencontre qui me soit venu en tête. Non pas M**tic, que je boycotte. Mais Ad*pteunmec.
Oui ça m’a bien fait rire moi-même, ce concept débile et caricatural. Je pense toujours tout le mal que j’ai dit du principe. Mais malgré tout, je dois avouer que, si la forme est nulle, le fond est plus joli.
Les garçons intéressants. Quelques boulets forcément. N’empêche que des garçons intéressants, il y a en a un petit paquet.
Alors j’écris. Je lis. Et j’écris. J’échange avec des inconnus qui ne le sont bientôt plus. Des inconnus devenant, en quelques mails, des proches parfois.
Octobre
Après quelques semaines d’observation, découverte, prudence. Je suis passée à l’action.
Trois rencontres à mon actif.
Un éclair. Excitant, lumineux, aussi vite disparu qu’il est apparu.
Un fiasco. Ou : on peut très bien s’entendre avec une personne et être incompatibles sur certains plans.
Un troisième. Le Coyote. J’ai l’impression qu’il pourrait devenir un régulier dans ma vie.
Un garçon que je connais depuis peu. Une impression de bonne rencontre. Une personnalité qui me touche. Des atomes ultra crochus. Des échanges riches. Une belle personne.
Un homme ne souhaitant pas s’engager plus une nana ne souhaitant pas s’engager. S’appréciant tous les deux au plus haut point. Ne souhaitant ni souffrir, ni faire souffrir. Ce n’est pas si simple que ça en a l’air. Alors les discussions, les ajustements, les explications vont bon train. Juste après les bons moments.
C’est pour des découvertes comme lui que je suis heureuse d’être sur le net.
Et puis, le gros morceau de mes dernières semaines. Le projet qui m’a le plus motivée. Mes vacances.
Mes futures vacances, seule. Comme une grande. Comme une femme volontaire et indépendante. Comme une aventurière.
Je vais partir, en novembre, une semaine à Rome. Une nouvelle ville européenne à arpenter de mes petits pieds.
Puis trois semaines en Thaïlande en janvier. (Oui l’aventure se situe surtout ici). Pour le moment, l’organisation tourne au ralenti. Je n’ai qu’une idée très imprécise de mon parcours sur place. A peine dégrossi, les préparatifs nécessaires. Ca va m’occuper jusqu’au départ, le 31 décembre.
Voilà. Voilà ce qui s’est passé dans ma vie ces derniers mois. En résumé sommaire.
Une histoire qui se termine. D’autres qui commencent. Mon histoire à moi qui va s’enrichir de voyages.
Une fin de chapitre. Tellement de nouveaux à ouvrir.
J’écris souvent quand je suis triste. Aujourd’hui, j’écris avec beaucoup d’optimisme en moi…
dimanche 25 octobre 2009
lundi 19 octobre 2009
Celle qui a été silenceuse
J’ai certainement déjà posté ces paroles quelque part. Il y a quelques temps. Mais c’est un peu des sentiments que j’ai ressenti ces derniers mois.
J’ai juste supprimé le dernier paragraphe. Parce que, non, je ne suis pas amoureuse.
J'ai la vie qui m'pique les yeux - Renaud
J'ai la vie qui m' pique les yeux
J'ai mon p'tit cœur qu'est tout bleu
Dans ma tête j' crois bien qu'il pleut.
Pas beaucoup, mais un p'tit peu.
J' m'interesse plus à grand-chose
Même pas fatigué, j' me r'pose
J' bois la vie à toute petite dose,
J' vois plus la couleur des roses.
Dans ma guitare, y a plus rien
Plus une note, plus un refrain.
Dans mes doigts, y a rien qui tient
Dans ma peau, y a qu' du chagrin.
J'ai la vie qui m' pique les yeux
J'ai mon p'tit cœur qu'est tout bleu
Dans ma tête j' crois bien qu'il pleut.
Pas beaucoup, mais un p'tit peu.
Au bistrot du temps qui passe,
J' bois un verre à la terrasse.
J' me dis qu' à l'école de l'angoisse,
J' s'rai toujours l' premier d' la classe.
Me raconter pas d'histoires:
La vie c'est une tonne de cafards
C'est toujours un fond d' tiroir,
C'est toujours un train qui part.
J'ai la vie qui m' pique les yeux,
J'ai mon p'tit cœur qu'est tout bleu
Dans ma tête j' crois bien qu'il pleut.
Pas beaucoup, mais un p'tit peu.
J' voudrais vivre rien qu'en vacances,
Qu' ce soit tous les jours bizance,
Qu' ce soit tous les jours l'enfance,
Dans un monde que d'innocence.
Mais, j' vis au fond d'un abîme,
Tout seul, avec ma p'tite frime ;
Et dans mon dictionnaire de rimes,Avec amour, y a qu' déprime.
J'ai la vie qui m' pique les yeux,
J'ai mon p'tit cœur qu'est tout bleu
Dans ma tête j' crois bien qu'il pleut.
Pas beaucoup, mais un p'tit peu.
J’ai juste supprimé le dernier paragraphe. Parce que, non, je ne suis pas amoureuse.
J'ai la vie qui m'pique les yeux - Renaud
J'ai la vie qui m' pique les yeux
J'ai mon p'tit cœur qu'est tout bleu
Dans ma tête j' crois bien qu'il pleut.
Pas beaucoup, mais un p'tit peu.
J' m'interesse plus à grand-chose
Même pas fatigué, j' me r'pose
J' bois la vie à toute petite dose,
J' vois plus la couleur des roses.
Dans ma guitare, y a plus rien
Plus une note, plus un refrain.
Dans mes doigts, y a rien qui tient
Dans ma peau, y a qu' du chagrin.
J'ai la vie qui m' pique les yeux
J'ai mon p'tit cœur qu'est tout bleu
Dans ma tête j' crois bien qu'il pleut.
Pas beaucoup, mais un p'tit peu.
Au bistrot du temps qui passe,
J' bois un verre à la terrasse.
J' me dis qu' à l'école de l'angoisse,
J' s'rai toujours l' premier d' la classe.
Me raconter pas d'histoires:
La vie c'est une tonne de cafards
C'est toujours un fond d' tiroir,
C'est toujours un train qui part.
J'ai la vie qui m' pique les yeux,
J'ai mon p'tit cœur qu'est tout bleu
Dans ma tête j' crois bien qu'il pleut.
Pas beaucoup, mais un p'tit peu.
J' voudrais vivre rien qu'en vacances,
Qu' ce soit tous les jours bizance,
Qu' ce soit tous les jours l'enfance,
Dans un monde que d'innocence.
Mais, j' vis au fond d'un abîme,
Tout seul, avec ma p'tite frime ;
Et dans mon dictionnaire de rimes,Avec amour, y a qu' déprime.
J'ai la vie qui m' pique les yeux,
J'ai mon p'tit cœur qu'est tout bleu
Dans ma tête j' crois bien qu'il pleut.
Pas beaucoup, mais un p'tit peu.
lundi 27 juillet 2009
Celle qui lui écrit
Lettre au Crapal. A un moment de doute plus fort que d’autres. Je ne lui ferai jamais lire.
Elle est le reflet de mes sentiments à un moment de plus grand pessimisme.
Tu sais combien ce n’est, pour moi, pas évident de m’imaginer en couple, à la base. Mais là, nous vivons le pire. J’ai le sentiment d’avoir les mauvais côtés sans les bons.
Dans nos discussions. Dans tes paroles. Plusieurs choses récurrentes me posent souci.
Tes reproches quant à mes opinions de "chienne de garde". Tes paroles à la bordure de la misogynie. Tes railleries quant à certaines de mes positions importantes.
La façon dont tu envisages notre avenir de manière unilatérale. La façon dont tu envisages la fin de ton couple. Et pire, ta vision de l’après concernant ton fils. Je ne comprends ni n’approuve ce que tu me dis.
Je ne crois pas en toi.
Je crois surtout que, contrairement à ce que j’ai voulu croire. Je ne suis pas prête à effacer le tableau du tome 1.
Je ne crois pas en moi.
Malgré tous tes étalages de sentiments, je ne peux pas imaginer être aimée. Je ne me sens pas belle et trop grosse. Pas désirable. Pas aimable.
Je me sens enfermée. Prisonnière. Je ne me satisfais pas de toi. J’ai tant envie de croquer tous les hommes comestibles passant à ma portée.
Je ne crois pas en nous.
Je me sens enfermée. Prisonnière avec toi. Comment vivre avec ce sentiment si constant et oppressant d’être privée de ma liberté ?
J’avais envie d’avoir foi en notre avenir. Mais je ne suis pas prête à repartir comme ça avec toi.
Je n’arrive pas à me laisser aller. Je ne peux pas. Je me suis trop protégée pour cela.
Je sais que notre histoire est fichue. J’en ai le pressentiment diffus depuis un moment. Sans l’accepter. Sans te le dire.
L’autre matin, quand les choses sont parties en vrille. J’aurai du te laisser partir. Pourquoi ne l’ai-je pas fait ? Pourquoi n’ai-je pas eu la force de te faire souffrir une bonne fois pour toute au lieu de faire durer vainement ?
De ma vie, j’ai été aimée par deux hommes. J’ai quitté le premier, il y a quelques années. Dans les larmes et la douleur.
Il semble que maintenant, je vais te quitter toi. Le second.
Suis-je incapable ou maudite ?
Egoïste que je suis, je ne parle que de moi. Quand je sais le mal que je te fais actuellement. Aucune justification n’effacera ta peine présente.
Tu m’as dit et répété que, sans moi, tu ne pourrai pas vivre. Tu peux et tu vas le faire. Tu vas le faire. Si ce n’est pour moi que tu vis, ce sera pour ton fils. Ce sera pour l’avenir qui se trouve encore devant toi. Sans moi, mais pas solitaire.
Voilà ce que je pourrais lui dire parfois. Parfois seulement. Car je tiens aussi à lui. Parfois. Parfois j’y crois encore. Parfois. Parfois…
Est-ce que ce sera possible d’envisager un tout le temps ?
Elle est le reflet de mes sentiments à un moment de plus grand pessimisme.
Tu sais combien ce n’est, pour moi, pas évident de m’imaginer en couple, à la base. Mais là, nous vivons le pire. J’ai le sentiment d’avoir les mauvais côtés sans les bons.
Dans nos discussions. Dans tes paroles. Plusieurs choses récurrentes me posent souci.
Tes reproches quant à mes opinions de "chienne de garde". Tes paroles à la bordure de la misogynie. Tes railleries quant à certaines de mes positions importantes.
La façon dont tu envisages notre avenir de manière unilatérale. La façon dont tu envisages la fin de ton couple. Et pire, ta vision de l’après concernant ton fils. Je ne comprends ni n’approuve ce que tu me dis.
Je ne crois pas en toi.
Je crois surtout que, contrairement à ce que j’ai voulu croire. Je ne suis pas prête à effacer le tableau du tome 1.
Je ne crois pas en moi.
Malgré tous tes étalages de sentiments, je ne peux pas imaginer être aimée. Je ne me sens pas belle et trop grosse. Pas désirable. Pas aimable.
Je me sens enfermée. Prisonnière. Je ne me satisfais pas de toi. J’ai tant envie de croquer tous les hommes comestibles passant à ma portée.
Je ne crois pas en nous.
Je me sens enfermée. Prisonnière avec toi. Comment vivre avec ce sentiment si constant et oppressant d’être privée de ma liberté ?
J’avais envie d’avoir foi en notre avenir. Mais je ne suis pas prête à repartir comme ça avec toi.
Je n’arrive pas à me laisser aller. Je ne peux pas. Je me suis trop protégée pour cela.
Je sais que notre histoire est fichue. J’en ai le pressentiment diffus depuis un moment. Sans l’accepter. Sans te le dire.
L’autre matin, quand les choses sont parties en vrille. J’aurai du te laisser partir. Pourquoi ne l’ai-je pas fait ? Pourquoi n’ai-je pas eu la force de te faire souffrir une bonne fois pour toute au lieu de faire durer vainement ?
De ma vie, j’ai été aimée par deux hommes. J’ai quitté le premier, il y a quelques années. Dans les larmes et la douleur.
Il semble que maintenant, je vais te quitter toi. Le second.
Suis-je incapable ou maudite ?
Egoïste que je suis, je ne parle que de moi. Quand je sais le mal que je te fais actuellement. Aucune justification n’effacera ta peine présente.
Tu m’as dit et répété que, sans moi, tu ne pourrai pas vivre. Tu peux et tu vas le faire. Tu vas le faire. Si ce n’est pour moi que tu vis, ce sera pour ton fils. Ce sera pour l’avenir qui se trouve encore devant toi. Sans moi, mais pas solitaire.
Voilà ce que je pourrais lui dire parfois. Parfois seulement. Car je tiens aussi à lui. Parfois. Parfois j’y crois encore. Parfois. Parfois…
Est-ce que ce sera possible d’envisager un tout le temps ?
dimanche 26 juillet 2009
Celle qui se questionne toujours
Bon je m’étais interrompue, il y a maintenant bien longtemps. Après mes questions professionnelles et écologiques. Et avant d’aborder la partie Crapale.
J’ai vraiment du mal à écrire là-dessus. Car je pourrais changer le fond de mon discours quasiment tous les jours.
Je passe de moments de quasi euphorie au pessimisme le plus complet.
Ca fait plus de 5 mois que je revois le Crapal. Je n’ai toujours pas confiance. Je ne suis toujours pas prête à avancer. Je ne suis toujours pas sûre de mon choix.
Tout cela par mon fait. Je maîtrise toujours mes sentiments. Je les muselle tellement bien que je n’ai plus aucune idée de ce qu’ils sont. Je anesthésié mon cœur comme je ne l’ai jamais fait auparavant. Je ne sais plus moi-même où se trouve sa clef.
Les semaines passant, je sais toujours pas ce qui se trouve dans mon coeur. Ce que je veux de cette relation. Ce que je ressens.
Je sais que j’ai toujours peur d’être avec lui. Je sais que j’ai toujours du mal avec sa situation. Sa double vie.
Ce Crapal, lui, ne change pas. Parfois plus charmant, comme avec cette longue et touchante lettre d’amour. Parfois moins, pas envie de citer d’exemples. Mais continuellement et de plus en plus amoureux. Aveuglément amoureux. Incroyablement amoureux.
Il vit toujours avec sa compagne et son fils bien entendu. Je suis toujours la maîtresse. On fait toujours peu ou prou les mêmes choses. Je ne peux toujours que voler de brefs moments à ses autres vies.
Il est clair et franc. Il n’a pas l’intention de faire évoluer sa situation de famille à court terme. Suis-je capable de continuer ainsi encore longtemps ?
J’ai conscience d’être souvent très négative sur cette histoire. Je dis lucide. Lui dit cassante. Une amie dit chiante.
Je me sens obligée d’être dans cette position. Par son comportement. Son côté très beau parleur. Ses envolées extrêmes. Sa vision de notre avenir tout rose. Je dois contrebalancer.
Je prends sur moi concernant certaines choses. Je déborde pour des futilités. Et alors je peux être très mauvaise avec lui. Je suis très mauvaise avec moi quasiment continuellement.
Que choisir ? Comment avancer sans savoir ce que je veux et ce que je peux ?
Quand auront nous quelques jours à nous ? Je veux dire quelques vrais jours. Pas de ceux où il se lève à 5h30 pour aller bosser. Pas de ceux où il repart à 17 pour le dîner de son rejeton.
Se soulèvera à un moment la question de l’avenir. Qu’on n’envisage pas forcément de la même façon. Il y a quelques semaines, sont revenue à moi des envies de couple libre, de séduction, de nouvelles rencontres, de nouveaux horizons. Je n’arrive pas à envisager d’avoir un enfant. Réellement pas. Je suis incapable de m’y projeter.
Lui ne voit qu’une vie de famille. Sa volonté qu’on se reproduise. Une vie où il ne parle que de lui et moi.
Aujourd’hui, j’ai bien plus de questions que de réponses sur cette histoire. Au bout de 5 mois, ça me semble un mauvais présage. Et pourtant, je ne sais pas le quitter. Plusieurs fois, ça a failli se produire. Plusieurs fois, j’ai reculé. Pas uniquement pour ne pas ne faire souffrir.
Simplement je n’ai pas le sentiment d’achevé. Mes questions m’habitent.
Le Crapal n’est jamais très loin. Jamais totalement à moi non plus.
Le temps seul me donnera la solution…
J’ai vraiment du mal à écrire là-dessus. Car je pourrais changer le fond de mon discours quasiment tous les jours.
Je passe de moments de quasi euphorie au pessimisme le plus complet.
Ca fait plus de 5 mois que je revois le Crapal. Je n’ai toujours pas confiance. Je ne suis toujours pas prête à avancer. Je ne suis toujours pas sûre de mon choix.
Tout cela par mon fait. Je maîtrise toujours mes sentiments. Je les muselle tellement bien que je n’ai plus aucune idée de ce qu’ils sont. Je anesthésié mon cœur comme je ne l’ai jamais fait auparavant. Je ne sais plus moi-même où se trouve sa clef.
Les semaines passant, je sais toujours pas ce qui se trouve dans mon coeur. Ce que je veux de cette relation. Ce que je ressens.
Je sais que j’ai toujours peur d’être avec lui. Je sais que j’ai toujours du mal avec sa situation. Sa double vie.
Ce Crapal, lui, ne change pas. Parfois plus charmant, comme avec cette longue et touchante lettre d’amour. Parfois moins, pas envie de citer d’exemples. Mais continuellement et de plus en plus amoureux. Aveuglément amoureux. Incroyablement amoureux.
Il vit toujours avec sa compagne et son fils bien entendu. Je suis toujours la maîtresse. On fait toujours peu ou prou les mêmes choses. Je ne peux toujours que voler de brefs moments à ses autres vies.
Il est clair et franc. Il n’a pas l’intention de faire évoluer sa situation de famille à court terme. Suis-je capable de continuer ainsi encore longtemps ?
J’ai conscience d’être souvent très négative sur cette histoire. Je dis lucide. Lui dit cassante. Une amie dit chiante.
Je me sens obligée d’être dans cette position. Par son comportement. Son côté très beau parleur. Ses envolées extrêmes. Sa vision de notre avenir tout rose. Je dois contrebalancer.
Je prends sur moi concernant certaines choses. Je déborde pour des futilités. Et alors je peux être très mauvaise avec lui. Je suis très mauvaise avec moi quasiment continuellement.
Que choisir ? Comment avancer sans savoir ce que je veux et ce que je peux ?
Quand auront nous quelques jours à nous ? Je veux dire quelques vrais jours. Pas de ceux où il se lève à 5h30 pour aller bosser. Pas de ceux où il repart à 17 pour le dîner de son rejeton.
Se soulèvera à un moment la question de l’avenir. Qu’on n’envisage pas forcément de la même façon. Il y a quelques semaines, sont revenue à moi des envies de couple libre, de séduction, de nouvelles rencontres, de nouveaux horizons. Je n’arrive pas à envisager d’avoir un enfant. Réellement pas. Je suis incapable de m’y projeter.
Lui ne voit qu’une vie de famille. Sa volonté qu’on se reproduise. Une vie où il ne parle que de lui et moi.
Aujourd’hui, j’ai bien plus de questions que de réponses sur cette histoire. Au bout de 5 mois, ça me semble un mauvais présage. Et pourtant, je ne sais pas le quitter. Plusieurs fois, ça a failli se produire. Plusieurs fois, j’ai reculé. Pas uniquement pour ne pas ne faire souffrir.
Simplement je n’ai pas le sentiment d’achevé. Mes questions m’habitent.
Le Crapal n’est jamais très loin. Jamais totalement à moi non plus.
Le temps seul me donnera la solution…
mardi 7 juillet 2009
Celle qui n’arrive pas
J’ai écrit que je parlerai bientôt du Crapal. Que j’exposerai toutes les questions que je me pose.
Mais je n’y arrive pas.
Je n’arrive pas à poser des mots sur mes pensées. Confuses et embrouillées.
Je n’arrive pas à savoir ce que je souhaite. Dans quelle direction je dois aller.
Je n’arrive pas à vivre avec lui. Gâchant nos moments ensemble.
Je n’arrive pas à m’imaginer sérieusement le quitter.
Je crois que j’ai tellement cherché à me protéger. Au nouveau départ de cette relation. Que j’ai réussi à m’anesthésier le cœur et le cerveau…
Mais je n’y arrive pas.
Je n’arrive pas à poser des mots sur mes pensées. Confuses et embrouillées.
Je n’arrive pas à savoir ce que je souhaite. Dans quelle direction je dois aller.
Je n’arrive pas à vivre avec lui. Gâchant nos moments ensemble.
Je n’arrive pas à m’imaginer sérieusement le quitter.
Je crois que j’ai tellement cherché à me protéger. Au nouveau départ de cette relation. Que j’ai réussi à m’anesthésier le cœur et le cerveau…
Celle qui réfléchit
Mon Loup m’a soufflé cette réflexion. Mis des mots sur ce que je ressens parfois. Nous vivons d’une manière bien différente. Mais, dans le fond, nous nous ressemblons beaucoup.
A certains moments, j’en ai marre de tout. Marre des gens. Marre de ma vie. Je trouve tout vide et vain. Je trouve tout le monde encore plus vide et vain.
Je n’imagine plus aucun sens à la Vie. Plus aucune raison de continuer.
La plupart des gens vivent leur vie en se glissant simplement dans un moule. Dans la masse. Dans la norme.
A bien des aspects, je refuse de me mouler. Je préfère être moi. Je préfère avoir mes propres idées. Je préfère être simplement à contre-courant diront certains. Je ne me crois pas rebelle. Peut-être un poil d’esprit de contradiction, je le reconnais.
N’empêche que je n’arrive plus à prendre pour argent comptant les pensées collectives.
Un exemple datant de pas plus tard que cet après-midi. Une discussion écrite. Mon correspondant choqué car je disais ne pas croire en l’amour à vie. Ne pas souhaiter de mariage. Ne pas désirer me reproduire.
Mais vraiment un rejet de ma position. Une incompréhension comme seule réponse.
On demande continuellement aux gens célibataire pourquoi ils le sont. On demande rarement aux personnes en couple pourquoi ils le sont. Même à ceux qui sont malheureux.
On demande continuellement aux couples quand ils se marieront. On demande rarement aux mariés du jour pourquoi ils s’épousent. Même quand on sait que la moitié divorcera.
On demande continuellement aux nullipares pourquoi ils le sont. On demande rarement aux parents pourquoi ils le sont. Même à ceux qui élèvent piètrement leurs rejetons.
Je ne suis juste pas capable de ne pas examiner chaque petit point de vie sous tous les angles.
Je ne suis juste pas capable de me pousser à suivre la norme car c’est la norme.
Et pourtant, je me prends aussi à penser que les veaux ont la vie bien plus simple et facile.
Une simple question posée au Loup.
Est-ce justement car nous n’avons pas comme but central de nos existences de faire perdurer l’espèce humaine que nous sentons parfois un vide de sens dans nos vies ?
Des questions en découlant.
Faut-il se forcer à avoir des enfants quand on ne le croit pas une chose qui nous est destiné ?
Certaines personnes n’ont-ils pas le gène de la descendance ?
Sommes nous des Hommes loupés ou des Hommes en avance ?
Sera-t-il possible un jour de ne pas avoir d’enfant et que cela ne choque pas la société ?
Et la plus importante :
Est-il possible de laisser disparaître des gènes aussi exceptionnels ?
A certains moments, j’en ai marre de tout. Marre des gens. Marre de ma vie. Je trouve tout vide et vain. Je trouve tout le monde encore plus vide et vain.
Je n’imagine plus aucun sens à la Vie. Plus aucune raison de continuer.
La plupart des gens vivent leur vie en se glissant simplement dans un moule. Dans la masse. Dans la norme.
A bien des aspects, je refuse de me mouler. Je préfère être moi. Je préfère avoir mes propres idées. Je préfère être simplement à contre-courant diront certains. Je ne me crois pas rebelle. Peut-être un poil d’esprit de contradiction, je le reconnais.
N’empêche que je n’arrive plus à prendre pour argent comptant les pensées collectives.
Un exemple datant de pas plus tard que cet après-midi. Une discussion écrite. Mon correspondant choqué car je disais ne pas croire en l’amour à vie. Ne pas souhaiter de mariage. Ne pas désirer me reproduire.
Mais vraiment un rejet de ma position. Une incompréhension comme seule réponse.
On demande continuellement aux gens célibataire pourquoi ils le sont. On demande rarement aux personnes en couple pourquoi ils le sont. Même à ceux qui sont malheureux.
On demande continuellement aux couples quand ils se marieront. On demande rarement aux mariés du jour pourquoi ils s’épousent. Même quand on sait que la moitié divorcera.
On demande continuellement aux nullipares pourquoi ils le sont. On demande rarement aux parents pourquoi ils le sont. Même à ceux qui élèvent piètrement leurs rejetons.
Je ne suis juste pas capable de ne pas examiner chaque petit point de vie sous tous les angles.
Je ne suis juste pas capable de me pousser à suivre la norme car c’est la norme.
Et pourtant, je me prends aussi à penser que les veaux ont la vie bien plus simple et facile.
Une simple question posée au Loup.
Est-ce justement car nous n’avons pas comme but central de nos existences de faire perdurer l’espèce humaine que nous sentons parfois un vide de sens dans nos vies ?
Des questions en découlant.
Faut-il se forcer à avoir des enfants quand on ne le croit pas une chose qui nous est destiné ?
Certaines personnes n’ont-ils pas le gène de la descendance ?
Sommes nous des Hommes loupés ou des Hommes en avance ?
Sera-t-il possible un jour de ne pas avoir d’enfant et que cela ne choque pas la société ?
Et la plus importante :
Est-il possible de laisser disparaître des gènes aussi exceptionnels ?
dimanche 5 juillet 2009
Celle qui sort... parfois
Une soirée. Hier. Un peu ce matin aussi tiens.
Des potes de potes. Quasi-inconnus tous.
Conversations en vrac : les pires vomis de nos vies, les gueules de bois, les concerts les plusses tops, le dopage dans tous les sports, nos activités physiques, nos voyages, les gosses bruyants dans le train, nos parents, leurs pressions sur nous, les vieux cons qu’on est déjà par rapport aux tits jeunes, les reconversions professionnelles, le déménagement à venir, la vie de chat en appartement, les félins déprimés…
Il est tard. Il faut penser à rentrer. Vélib’. Noctambus. C’est beau Paris la nuit. Dodo.
Rien à voir. Hormis le fait que cela a occupé la suite de mon week-end. Je conseille le Musée Rodin. Très jolis jardins. Des œuvres superbes. Des œuvres touchantes. Surtout celles traitant* d’amour. Même pour moi qui ne croit pas tous les jours en l’amour.
Question subsidiaire du dimanche : Comment vais-je pouvoir cuisiner un bulbe de fenouil ?
Cadeau de mon maraîcher. Il n’aurait pas pu m’offrir un truc que j’aime au moins ?
Celle qui sort parfois va sortir beaucoup cette semaine. Tout fonctionne tellement par périodes et cycles.
* J’avais écrit "surtout celles parlant d’amour". Des sculptures ‘parlent’-elles ?
Des potes de potes. Quasi-inconnus tous.
Conversations en vrac : les pires vomis de nos vies, les gueules de bois, les concerts les plusses tops, le dopage dans tous les sports, nos activités physiques, nos voyages, les gosses bruyants dans le train, nos parents, leurs pressions sur nous, les vieux cons qu’on est déjà par rapport aux tits jeunes, les reconversions professionnelles, le déménagement à venir, la vie de chat en appartement, les félins déprimés…
Il est tard. Il faut penser à rentrer. Vélib’. Noctambus. C’est beau Paris la nuit. Dodo.
Rien à voir. Hormis le fait que cela a occupé la suite de mon week-end. Je conseille le Musée Rodin. Très jolis jardins. Des œuvres superbes. Des œuvres touchantes. Surtout celles traitant* d’amour. Même pour moi qui ne croit pas tous les jours en l’amour.
Question subsidiaire du dimanche : Comment vais-je pouvoir cuisiner un bulbe de fenouil ?
Cadeau de mon maraîcher. Il n’aurait pas pu m’offrir un truc que j’aime au moins ?
Celle qui sort parfois va sortir beaucoup cette semaine. Tout fonctionne tellement par périodes et cycles.
* J’avais écrit "surtout celles parlant d’amour". Des sculptures ‘parlent’-elles ?
samedi 4 juillet 2009
Intermède listé
Sans originalité
Je me suis inspirée
D’une chanson aimée
Car
Je voudrais seulement
Avec plus de temps
Avoir confiance entièrement
Je voudrais aussi
Assembler enfin ma table
Cacher des mots doux partout
Visiter et acheter une maison
Faire des gâteaux avec son fils
Courir les magasins de déco
Visiter des tonnes d’expos
Admirer des œuvres qui nous touchent
Partir sur une île presque déserte
Lui présenter ma famille
Fêter Noël ensemble
Cuisiner en amoureux
Qu’il s’occupe enfin de mes trous
Le taper la nuit quand il ronfle
Regarder la suite de Dr House
Marcher la main dans sa poche
Prendre des bains moussant
L’attendrir en mode cocker nain
Aller au théâtre
Débattre de tout et rien
Lire des heures au lit
Choisir la couleur des murs
Lui dire tout le temps que je suis grosse
Tout ça pour qu’il me rassure
Découvrir tous les pays du monde
S’embrasser sous la pluie
Aller au mariage de mon amie
Partir en week-end voir les gens qu’on aime
Etre présentée à ses proches
Bricoler tout plein de petits trucs ensemble
Inventer des mots rien qu'à nous
Rire même quand il joue les pieuvres
Je voudrais enfin
Arriver à lui dire "Je t’aime"
Je voudrais beaucoup de choses
Sauf que sa vie est avec une autre…
Ce ne sont que des mots. Parce qu’au fond, si je savais ce que je voulais, ça se saurait !
Je me suis inspirée
D’une chanson aimée
Car
Je voudrais seulement
Avec plus de temps
Avoir confiance entièrement
Je voudrais aussi
Assembler enfin ma table
Cacher des mots doux partout
Visiter et acheter une maison
Faire des gâteaux avec son fils
Courir les magasins de déco
Visiter des tonnes d’expos
Admirer des œuvres qui nous touchent
Partir sur une île presque déserte
Lui présenter ma famille
Fêter Noël ensemble
Cuisiner en amoureux
Qu’il s’occupe enfin de mes trous
Le taper la nuit quand il ronfle
Regarder la suite de Dr House
Marcher la main dans sa poche
Prendre des bains moussant
L’attendrir en mode cocker nain
Aller au théâtre
Débattre de tout et rien
Lire des heures au lit
Choisir la couleur des murs
Lui dire tout le temps que je suis grosse
Tout ça pour qu’il me rassure
Découvrir tous les pays du monde
S’embrasser sous la pluie
Aller au mariage de mon amie
Partir en week-end voir les gens qu’on aime
Etre présentée à ses proches
Bricoler tout plein de petits trucs ensemble
Inventer des mots rien qu'à nous
Rire même quand il joue les pieuvres
Je voudrais enfin
Arriver à lui dire "Je t’aime"
Je voudrais beaucoup de choses
Sauf que sa vie est avec une autre…
Ce ne sont que des mots. Parce qu’au fond, si je savais ce que je voulais, ça se saurait !
vendredi 3 juillet 2009
Celle qui retrouve la parole
Après un si long silence, j’ai certainement des tonnes de choses à relater. Et pourtant pas grand-chose à écrire.
Puisque j’ai quand même envie de poster quelque chose ce soir. Je vais faire ce que je fais le mieux. Ausculter mon petit nombril. Qui se trouve, étrangement, chez moi, dans les nœuds et entremêlements de mon cerveau.
Cerveau actuellement bourré à craquer de questions. Qui va peut-être craquer prochainement.
Ces derniers mois, j’ai plus ou moins mis en sourdine la plupart de mes questionnements. Evité de me pencher sur les grains de sables dans les rouages de ma tite vie. Avec plus ou moins de succès. Moins concernant le Crapal. Plus pour tout le reste.
L’autre jour, j’ai eu un retour dans ma face. De tout le reste. Pendant et après le visionnage du film Home.
Je n’ai pas envie de débattre sur ce produit (car ç’en est un), son origine ou ses influences sur les millions de personnes qui l’ont vu.
Je connaissais la plupart des informations qui étaient exposées. Mais j’ai été touchée. Profondément. J’ai pleuré.
Sur la Terre. Sur l’humanité. Sur moi.
Je n’y ai pas trouvé plus de réponses. Seulement des questions plus présentes.
Questions sur mon activité professionnelle. Activité qui n’est pas ma vie mais le moyen de gagner l’argent me permettant de profiter de cette vie.
Activité qui ne m’épanouit pas totalement. Je ressens de plus en plus de décalage voire de rejet quant à la politique et l’identité de l’entreprise qui m’emploie. Je ressens surtout et continuellement l’impossibilité de supporter mon chef en dessous de tout.
J’ai commencé à y penser depuis pas mal de temps. Au changement. Va bien falloir que je m’y attelle un jour.
Une autre entreprise ? Une reconversion totale ? Dans un métier plus productif ou plus utile ?
Quelques jours après, j’ai reçu une ébauche de proposition d’une société dans laquelle j’ai déjà travaillé. A considérer et développer.
Question sur mon rapport à l’écologie. Ecologie et mon influence sur la planète. Influence forcément néfaste comme tous les habitants des pays riches.
Que puis-je réellement faire à mon niveau sans bouleverser ma qualité de vie ? (ben oui je suis humaine donc forcément aussi égoïste)
Que suis-je capable de changer dans mon quotidien ? Qu’ai-je envie de changer ?
Peut-on radicalement changer sans sortir de la société moderne ?
Les grandes paroles sont bien belles mais ne sont-ce pas les Etats et multinationales qui doivent entamer le mouvement ? Plutôt que le simple individu négligeable que je suis.
Quelques unes de mes façons de faire se sont déjà transformées ces dernières années. J’avancerai peut-être petit à petit dans cette voie ?
La suite avec le gros morceau. Le Crapal. Dans un prochain épisode.
Puisque j’ai quand même envie de poster quelque chose ce soir. Je vais faire ce que je fais le mieux. Ausculter mon petit nombril. Qui se trouve, étrangement, chez moi, dans les nœuds et entremêlements de mon cerveau.
Cerveau actuellement bourré à craquer de questions. Qui va peut-être craquer prochainement.
Ces derniers mois, j’ai plus ou moins mis en sourdine la plupart de mes questionnements. Evité de me pencher sur les grains de sables dans les rouages de ma tite vie. Avec plus ou moins de succès. Moins concernant le Crapal. Plus pour tout le reste.
L’autre jour, j’ai eu un retour dans ma face. De tout le reste. Pendant et après le visionnage du film Home.
Je n’ai pas envie de débattre sur ce produit (car ç’en est un), son origine ou ses influences sur les millions de personnes qui l’ont vu.
Je connaissais la plupart des informations qui étaient exposées. Mais j’ai été touchée. Profondément. J’ai pleuré.
Sur la Terre. Sur l’humanité. Sur moi.
Je n’y ai pas trouvé plus de réponses. Seulement des questions plus présentes.
Questions sur mon activité professionnelle. Activité qui n’est pas ma vie mais le moyen de gagner l’argent me permettant de profiter de cette vie.
Activité qui ne m’épanouit pas totalement. Je ressens de plus en plus de décalage voire de rejet quant à la politique et l’identité de l’entreprise qui m’emploie. Je ressens surtout et continuellement l’impossibilité de supporter mon chef en dessous de tout.
J’ai commencé à y penser depuis pas mal de temps. Au changement. Va bien falloir que je m’y attelle un jour.
Une autre entreprise ? Une reconversion totale ? Dans un métier plus productif ou plus utile ?
Quelques jours après, j’ai reçu une ébauche de proposition d’une société dans laquelle j’ai déjà travaillé. A considérer et développer.
Question sur mon rapport à l’écologie. Ecologie et mon influence sur la planète. Influence forcément néfaste comme tous les habitants des pays riches.
Que puis-je réellement faire à mon niveau sans bouleverser ma qualité de vie ? (ben oui je suis humaine donc forcément aussi égoïste)
Que suis-je capable de changer dans mon quotidien ? Qu’ai-je envie de changer ?
Peut-on radicalement changer sans sortir de la société moderne ?
Les grandes paroles sont bien belles mais ne sont-ce pas les Etats et multinationales qui doivent entamer le mouvement ? Plutôt que le simple individu négligeable que je suis.
Quelques unes de mes façons de faire se sont déjà transformées ces dernières années. J’avancerai peut-être petit à petit dans cette voie ?
La suite avec le gros morceau. Le Crapal. Dans un prochain épisode.
dimanche 19 avril 2009
Celle qui remonte le temps 4
Choisir, c'est se priver du reste. André Gide
L’amitié hommes/femmes
Eternelle question. L’amitié peut-elle exister entre hommes et femmes ?
J’y crois. J’ai envie d’y croire. Tout en nuançant. Il y a forcément le souci de l’attirance.
Est-on ami seulement quand il n’y a pas d’attirance du tout ? (Enlevons donc les gays et lesbiennes de l’équation).
Ou peut-être quand la notion sexuelle été évacuée ? D’une manière ou d’une autre.
Ou alors quand l’attirance est tue et dissimulée ?
[L’histoire avec le Loup me perturbe encore plus dans ces réflexions. Donc non je n’ai pas de réponse ni d’avis tranché sur la question en fait]
Fidélité
Est-elle possible dans l’absolu ? Est-ce simplement un manque d’occasion ? Pour être fidèle réellement, le seul moyen est-il de ne jamais se créer d’opportunité ?
Les rencontres virtuelles
Des schémas se reproduisent :
- Ceux qui agacent très rapidement. Souvent car ils ont des idées étriquées et bien arrêtées. Considérer comme uniformément merdique, en vrac, le ciné français, la télé, la musique commerciale...
- Ceux qui agressent. Se croyant le droit de juger sans connaître rien ni personne.
- Ceux qui veulent rencontrer de suite. S’énervent quand on répond qu’on souhaite discuter un peu avant.
- Ceux qui draguent lourdement. Repérables à 10 kilomètres.
- Ceux qui sont en manque. Et n’ont aucune conversation hors du thème sexuel.
- Ceux qui sont désespérés. Il est clair qu’ils sont prêts à ‘tomber amoureux’ de la première venue.
- Ceux avec qui on délire de suite. Ceux qui sont intéressants. Une fois écartés tous les précédents, il en reste quelques uns ;-)
Insatisfaite
Il y a des moments où je me sens mal. Vide. J’ai envie de tous les hommes croisés. De tous les bras. De tous les baisers. Pour ne pas dire plus.
Ces moments où j’ai juste envie de plaire. D’être désirée. De me sentir belle dans d’autres yeux.
Certains me voient comme libérée, voire même tendance salope. Mes paroles cash sont prises au premier degré.
Pourtant, flirter est une activité ne portant pas à conséquence. Et ça me suffit en général.
Impitoyable
On m’a dit plusieurs fois que j’étais "impitoyable". Surprise sur le coup, j’ai réalisé que je pouvais l’être.
Avec les gens que j’apprécie pour les faire réagir.
Avec ceux qui se plaignent continuellement sans jamais tenter d’améliorer la situation.
Avec les geignards sur leurs complexes s’en rendant repoussants.
Avec les jaloux considérant que les autres ont la vie facile comparée à la leur si horrible.
De plus, j’ai la vanne facile. L’humour noir. Et la tentation cynique.
Bosser pour vivre ou vivre pour bosser
Quand on est directeur de quelque chose, on bosse comme un dingue et le salaire qui va avec (ou alors quand on fait des heures sups à gogo ou qu'on est intermittent à temps doublement complet). Le souci est de ne plus avoir le temps de dépenser cet argent durement gagné.
Quand on est petit employé, on a des vrais horaires (et surtout des vrais moments où on ne bosse pas) et un salaire plus modeste. Le souci est de ne pas avoir assez d’argent pour toujours occuper comme on souhaite sont temps libre.
C’est paaaaas juste…
[Leçon apprise lors de ma première relation avec le Crapal]
Deuxième leçon
Ne jamais, jamais, jamais, faire confiance à un homme qui proclame son amour inconditionnel au bout de quelques jours. Qui vous appelle la femme de sa vie au bout de quelques semaines.
Il vous quittera dans quelques mois. Surtout s’il refuse dans le même temps de vous emmener chez lui et de vous présenter des amis.
[Encore la première relation avec le Crapal – Parfois, il faudrait que j’écoute mon instinct quand même]
L’amitié hommes/femmes
Eternelle question. L’amitié peut-elle exister entre hommes et femmes ?
J’y crois. J’ai envie d’y croire. Tout en nuançant. Il y a forcément le souci de l’attirance.
Est-on ami seulement quand il n’y a pas d’attirance du tout ? (Enlevons donc les gays et lesbiennes de l’équation).
Ou peut-être quand la notion sexuelle été évacuée ? D’une manière ou d’une autre.
Ou alors quand l’attirance est tue et dissimulée ?
[L’histoire avec le Loup me perturbe encore plus dans ces réflexions. Donc non je n’ai pas de réponse ni d’avis tranché sur la question en fait]
Fidélité
Est-elle possible dans l’absolu ? Est-ce simplement un manque d’occasion ? Pour être fidèle réellement, le seul moyen est-il de ne jamais se créer d’opportunité ?
Les rencontres virtuelles
Des schémas se reproduisent :
- Ceux qui agacent très rapidement. Souvent car ils ont des idées étriquées et bien arrêtées. Considérer comme uniformément merdique, en vrac, le ciné français, la télé, la musique commerciale...
- Ceux qui agressent. Se croyant le droit de juger sans connaître rien ni personne.
- Ceux qui veulent rencontrer de suite. S’énervent quand on répond qu’on souhaite discuter un peu avant.
- Ceux qui draguent lourdement. Repérables à 10 kilomètres.
- Ceux qui sont en manque. Et n’ont aucune conversation hors du thème sexuel.
- Ceux qui sont désespérés. Il est clair qu’ils sont prêts à ‘tomber amoureux’ de la première venue.
- Ceux avec qui on délire de suite. Ceux qui sont intéressants. Une fois écartés tous les précédents, il en reste quelques uns ;-)
Insatisfaite
Il y a des moments où je me sens mal. Vide. J’ai envie de tous les hommes croisés. De tous les bras. De tous les baisers. Pour ne pas dire plus.
Ces moments où j’ai juste envie de plaire. D’être désirée. De me sentir belle dans d’autres yeux.
Certains me voient comme libérée, voire même tendance salope. Mes paroles cash sont prises au premier degré.
Pourtant, flirter est une activité ne portant pas à conséquence. Et ça me suffit en général.
Impitoyable
On m’a dit plusieurs fois que j’étais "impitoyable". Surprise sur le coup, j’ai réalisé que je pouvais l’être.
Avec les gens que j’apprécie pour les faire réagir.
Avec ceux qui se plaignent continuellement sans jamais tenter d’améliorer la situation.
Avec les geignards sur leurs complexes s’en rendant repoussants.
Avec les jaloux considérant que les autres ont la vie facile comparée à la leur si horrible.
De plus, j’ai la vanne facile. L’humour noir. Et la tentation cynique.
Bosser pour vivre ou vivre pour bosser
Quand on est directeur de quelque chose, on bosse comme un dingue et le salaire qui va avec (ou alors quand on fait des heures sups à gogo ou qu'on est intermittent à temps doublement complet). Le souci est de ne plus avoir le temps de dépenser cet argent durement gagné.
Quand on est petit employé, on a des vrais horaires (et surtout des vrais moments où on ne bosse pas) et un salaire plus modeste. Le souci est de ne pas avoir assez d’argent pour toujours occuper comme on souhaite sont temps libre.
C’est paaaaas juste…
[Leçon apprise lors de ma première relation avec le Crapal]
Deuxième leçon
Ne jamais, jamais, jamais, faire confiance à un homme qui proclame son amour inconditionnel au bout de quelques jours. Qui vous appelle la femme de sa vie au bout de quelques semaines.
Il vous quittera dans quelques mois. Surtout s’il refuse dans le même temps de vous emmener chez lui et de vous présenter des amis.
[Encore la première relation avec le Crapal – Parfois, il faudrait que j’écoute mon instinct quand même]
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